Applications et connexions
Les apps embarquées donnent des capacités immédiatement utilisables à l’agent. Connectez seulement les services dont vous avez besoin ; l’agent peut ensuite les combiner avec vos widgets et outils personnalisés.
Email : IMAP et SMTP
Dans Settings → Email, choisissez un fournisseur et renseignez l’adresse, les serveurs et le mot de passe d’application demandé par ce fournisseur. Prism teste l’accès avant de sauver. Gmail requiert généralement la validation en deux étapes puis un mot de passe d’application. Outlook.com/Hotmail exige OAuth2 pour le mail, encore absent du client ; la connexion Microsoft Calendar est indépendante.
Une fois connecté, l’app Email permet de lire, rechercher, répondre, joindre des fichiers, gérer les dossiers et déplacer les messages. Les catégories IA ne sont pas des dossiers IMAP. Dans Inbox rules, une règle simple peut déplacer un mail ou le marquer lu selon l’expéditeur, le destinataire ou l’objet. Prévisualisez ses correspondances avant de l’activer ; les règles s’exécutent tant que Prism tourne, sans appel au modèle.
Proton Mail utilise un Bridge local qui produit ses propres identifiants IMAP/SMTP. Le Bridge doit être accessible depuis le serveur Prism.
Suivre le guide Proton Mail Bridge : installation, identifiants et connexion →
Proton Mail : installer et configurer Bridge
Proton Mail ne fournit pas un accès IMAP direct à votre boîte. Bridge se connecte à Proton, déchiffre les messages localement et fournit les serveurs IMAP et SMTP utilisés par Prism. Il doit rester en cours d’exécution sur une machine accessible au serveur Prism.
1. Installer le Bridge fourni avec Prism
Avec le Docker Compose standard de Prism, utilisez le service optionnel inclus plutôt que d’installer une seconde application sur votre PC. Le Dockerfile actuel utilise une image AMD64 ; ce parcours ne convient pas tel quel à un hôte ARM64. Le conteneur repose sur une image communautaire qui empaquette Proton Mail Bridge.
Ouvrez un terminal dans le dossier Prism qui contient votre fichier Compose et votre fichier .env. Construisez le service, puis arrêtez une éventuelle instance avant d’ouvrir sa configuration interactive :
docker compose --profile protonmail build protonmail-bridge
docker compose --profile protonmail stop protonmail-bridge
docker compose --profile protonmail run --rm protonmail-bridge init
La commande init prépare le trousseau GPG et le gestionnaire de mots de passe du conteneur, puis ouvre le terminal Bridge. Tapez les commandes suivantes une par une ; répondez aux questions avant de passer à la suivante :
login
info
exit
Avec login, saisissez votre adresse Proton, votre mot de passe Proton et votre code de double authentification si demandé. Avec info, relevez le nom d’utilisateur et le mot de passe Bridge du compte à connecter. Ne partagez pas cette sortie : elle contient des identifiants.
Une fois sorti du terminal Bridge, démarrez le service permanent :
docker compose --profile protonmail up -d protonmail-bridge
2. Connecter Prism à ce Bridge
Ouvrez Settings → Email, sélectionnez ProtonMail, puis complétez les champs ci-dessous. Le préréglage remplit les paramètres du serveur ; vous pouvez les vérifier dans Advanced — server settings.
| Champ dans Prism | Valeur avec le Bridge Docker inclus |
|---|---|
Le nom d’utilisateur indiqué par la commande info pour le compte choisi. | |
| Password | Le mot de passe Bridge indiqué par info. |
| IMAP host / Port | protonmail-bridge / 143 |
| SMTP host / Port | protonmail-bridge / 25 |
| Security | STARTTLS |
| self-signed | Activé pour le certificat local de Bridge. |
Cliquez sur Save & connect. Prism vérifie les accès IMAP et SMTP avant d’enregistrer la configuration. Ouvrez ensuite Email pour vérifier la réception et envoyez-vous un message de test pour vérifier l’envoi.
Ces hôtes et ports correspondent au conteneur fourni, sur le réseau Docker de Prism. N’utilisez pas 127.0.0.1 à sa place : dans le conteneur Prism, cette adresse désigne Prism lui-même. Aucun port Bridge n’est publié sur l’hôte par le Compose fourni ; il n’est pas nécessaire d’ouvrir des ports sur Internet.
3. Retrouver le mot de passe et conserver la connexion
Pour relire les identifiants plus tard, arrêtez le service, relancez son terminal et tapez info, puis exit. Le compte déjà enregistré ne nécessite normalement pas un nouveau login. Redémarrez ensuite le service :
docker compose --profile protonmail stop protonmail-bridge
docker compose --profile protonmail run --rm protonmail-bridge init
docker compose --profile protonmail up -d protonmail-bridge
Le volume Docker nommé protonmail dans le Compose conserve le compte et le trousseau entre les redémarrages. Ne lancez pas docker compose down -v pour dépanner : cette commande supprime les volumes, y compris les données de Prism et de Bridge. Si Bridge vous déconnecte, reconnectez le compte puis vérifiez à nouveau ses identifiants dans Prism.
Autre cas : Bridge est déjà installé sur votre PC
Pour une installation native Windows, macOS ou Linux, téléchargez Bridge depuis le site officiel Proton, installez-le et connectez votre compte. Sous Linux, Proton demande aussi un gestionnaire de secrets tel que GNOME Keyring ou Pass. Sélectionnez le compte dans Bridge, ouvrez ses détails de boîte ou Configure email client, puis relevez le nom d’utilisateur, le mot de passe et les paramètres IMAP/SMTP affichés.
Ces identifiants appartiennent à cette installation de Bridge : ne les mélangez pas avec ceux du Bridge Docker. Recopiez ses propres ports et son mode de sécurité ; les ports internes 143 et 25 du tableau précédent ne s’appliquent pas automatiquement à l’application de bureau.
Attention au réseau : une application Bridge limitée au loopback de votre PC ne devient pas accessible à un conteneur en remplaçant simplement son adresse par celle de l’hôte. Pour le Compose standard, préférez le Bridge inclus. Si Prism tourne sur une autre machine, installez Bridge près de Prism ; ne publiez pas ses ports sur Internet pour contourner ce problème.
Si la connexion échoue
- Identifiants refusés : vérifiez que le compte est connecté dans Bridge et que vous avez copié son mot de passe généré, pas celui du compte Proton.
- Connexion refusée ou délai dépassé : vérifiez que le service Bridge tourne et que Prism utilise le bon hôte et les bons ports.
- Erreur de certificat : pour le Bridge inclus, vérifiez STARTTLS et la case self-signed. Cette exception concerne votre Bridge local, pas les autres fournisseurs mail.
- Erreur de trousseau ou de vault : utilisez la commande init avant de démarrer le service ; elle initialise le stockage des identifiants du conteneur.
docker compose --profile protonmail ps protonmail-bridge
docker compose --profile protonmail logs --tail=100 protonmail-bridge
Pour aller plus loin : télécharger Bridge, installer et connecter un compte, retrouver les détails de boîte et le mot de passe, prérequis Linux et image Docker communautaire utilisée par Prism.
Calendar : local, CalDAV, Google et Microsoft
Sans connexion, événements et rendez-vous sont conservés dans Prism. Pour CalDAV, saisissez dans Settings → Calendar l’URL, le compte et un mot de passe d’application, cliquez sur Connect, choisissez les calendriers découverts puis sauvegardez. Exemples d’URL : iCloud https://caldav.icloud.com, Nextcloud https://VOTRE-HOTE/remote.php/dav, Fastmail https://caldav.fastmail.com.
Google et Microsoft demandent de créer votre propre application OAuth, de copier dans celle-ci l’URI de redirection affichée par Prism, puis d’autoriser le compte dans le navigateur. Consultez les étapes Google ou les étapes Microsoft. Un consentement OAuth exige l’intervention de l’utilisateur ; l’agent peut guider la procédure.
Tasks : local, CalDAV ou Todoist
Les tâches fonctionnent immédiatement avec la base Prism. Pour des tâches CalDAV, connectez le compte dans Calendar et choisissez la liste de tâches découverte. Pour Todoist, copiez votre jeton depuis Todoist → Settings → Integrations → Developer, puis utilisez Settings → Calendar → Tasks via Todoist → Connect. Todoist ne renvoie pas l’historique des tâches terminées dans sa liste active.
Dans Settings → Calendar → Active sources, choisissez séparément la source des événements et celle des tâches. Auto privilégie les sources connectées et affiche la source effectivement utilisée. Les jobs programmés de l’agent sont visibles dans l’onglet Scheduled de Tasks, distinct des tâches personnelles.
Notes et vault Markdown
Notes utilise la base Prism par défaut. En auto-hébergement, montez un dossier existant de l’hôte avec NOTES_VAULT_PATH, recréez prism-server, puis choisissez Settings → Notes → Markdown vault avec le chemin /vault. Le montage est en lecture/écriture et les notes déjà en base ne sont pas déplacées automatiquement.
L’agent peut créer ou modifier une note, y compris celle ouverte dans l’éditeur. Le bouton Add to knowledge envoie une note à une collection documentaire ; il faut avoir configuré les embeddings.
MCP et outils personnalisés
Un serveur MCP ajoute ses outils au catalogue de l’agent. En mode personnel, ouvrez Settings → MCP, ajoutez son URL et sélectionnez un secret si nécessaire. Certains serveurs demandent un consentement OAuth dans le navigateur. En multi-user, les serveurs sont liés au groupe et gérés dans Admin. Settings → Tools montre les outils disponibles et permet de masquer ceux que vous ne voulez pas exposer à votre agent.
Vous n’avez pas besoin d’un serveur MCP pour chaque besoin : l’agent peut enregistrer un outil Python local, écrire les données dans son workspace et lui donner une interface avec un widget. Comprendre la construction d’outils.
Canaux et webhooks
Settings → Channels relie un bot Telegram personnel. Slack utilise une application Socket Mode administrée au niveau du déploiement ; Webex concerne les agents de groupe en mode partagé. Settings → Webhooks crée une URL signée qui lance l’agent lorsqu’un système externe envoie un événement. Définissez l’instruction, la conversation cible et éventuellement {{content}} pour placer le payload.
Le webhook répond normalement tout de suite pendant que l’agent travaille en arrière-plan ; activez Wait for the agent uniquement si l’émetteur attend réellement sa réponse. Le jeton de l’URL peut déclencher des outils : protégez-le comme un mot de passe. Utilisez l’URL du webhook exactement telle que Prism la fournit.
L’agent vous accompagne
Demandez « Connecte mon calendrier CalDAV », « Crée une règle pour les factures » ou « Explique-moi comment autoriser Google Calendar ». Il peut effectuer les étapes autorisées et demander les secrets dans un dialogue sécurisé. Les écrans de consentement OAuth et les réglages réservés à un administrateur restent à la charge de la bonne personne.